La  chapelle des Cieux  XVI siècles Ar chapel an Intron Varia An Neon.

am redit et Virgo, redeunt Saturnia regna, jam nova progenies caelo demittitur alto. Déjà la vierge Astrée revient sur la terre, et avec elle le règne de Saturne; déjà descend des cieux une nouvelle race de mortels

 (, redeunt Saturnia regna devise de la  Compagnie des Mines de  Basse Bretagne de 1732  des mines du  Huelgoat .

 

A moins de naître d'eau et d'Esprit ,nul ne peut entrer dans le Royaume des Cieux . Évangile de Saint Jean (3:5-) phrase de Jésus adressé à Nicodème.)

Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Matthieu 16 :18-19.

Ha me lavar dit: Te eo a zo  Roc'h ! Ha war ar Roc'h-ze e savin va Iliz! Ha galloudegeziou an Ifern ne vezint ket trec'h dezi !Dit-te e roin alhweziou Rouantelez an Neñv: ha kement az-po liammet war an douar a vezo liammet an Neñv ! Ha kement az-po diliammet war an douar a vezo dialiammet en Neñv.  Sant Vaze 16:18-19

A celui qui a soif, je donnerai gratuitement de la source de l'eau de la vie. Apocalypse 21,5 ,6

 

Le verset du Trône (arabe : آية الكرسي, ʾāyatu-l-kursī) est le 255e verset de la2esourate (intitulée al-Baqara ou La Vache) du Coran. C'est l'un des versets les plus récités par les musulmans vu sa fonction protectrice.

« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui même (al-Qayyùm). Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône (Kursiy) déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »

اللّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَأوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاء وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَأوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيم 

Le culte de la Vierge chrétienne en Occident  date que depuis le XI siècle comme celui de la Marie Madeleine la pécheresse. Le culte de la Vierge est toujours apparentés aux hauteurs, à la pierre, aux eaux souterraines ,aux serpents et aux grottes comme si elle était la christianisation de la Déesse mère Indo-européenne .

Au Huelgoat, le saint patron de la paroisse est Saint Yves Hélory de Kermartin, sa fête patronale  était le premier dimanche de juin et non le dimanche suivant le 19 mai. La grande fête votive huelgoataine est le premier dimanche d' août ,soi le dimanche suivant de la  fête celtique ,occassions des courses de chevaux  et des joutes de gouren , des moissons et de la lumière (Lugnasad en Irlande) qui correspond à La Fête de saint Pierre-aux-liens  dans l'Église catholique "Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux"). Matthieu 16:19  qui est aussi la vrai  fête nationale de la  Bretagne indépendante et non la Saint Yves .

Le lundi du pardon jusqu'aux années 1960, il y avait des courses de chevaux bretons sur les hauteurs de la chapelle  dans les champs longeant la voie gallo-romaine à Penn-ar menez  je pense vu le texte de Lavoisier en 1778  , il y avait aussi des combats de gouren.

 

C'est le pardon de Notre Dame des Neiges"(la récupération chrétienne du mythe de la naissance d' Athéna la Déesse Vierge) réf 1 "le pardon des cieux"=( pardon an neon "nenv") .Encore un jeu de mots avec l'ancien nom du lieu où fut construite la chapelle "Ru (n) an neñv (eon) "= la colline du ciel et son sens caché, un lieu sacré de culte druidique  "la colline du  sanctuaire  ou la colline du nematon.").(2)

réf 1 la naissance d'ATHENA    ...] jadis, le grand Souverain des Dieux fit pleuvoir sur la ville une neige d'or quand, grâce à l'art d'Héphaïstos, (dieu du feu et des forges) d'un coup frappé par la hache de bronze, Athena jaillit du front de son père en poussant un cri formidable. Ouranos en frissonna ainsi que la Terre mère .Pindare, Olympiques, VII, v. 34-38

Pindare désigne le front de Zeus les termes koruphãn .ákran  , le premier pouvant  désigner aussi bien le «sommet » d' une montagne ,et l' adjectif orientant davantage vers l' aspect minéral , puisqu'il signifie  «élevé» et, substantivé , s' applique à une montagne .( Bernard Sergent)

Athéna est la fille de Zeus et de sa première épouse Métis (une Océanide  une nymphe des eaux.  la déesse de l' intelligence  ) née de la tête de Zeus toute habillée et toute en arme.

L'origine de son nom, selon certains, vient de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », car née de la tête de Zeus.

(2)Le mot gaulois Nemeton (sanctuaire)

Il apparaît en vieil-irlandais sous la forme nemed, de sens identique.  « lieu sacré » ;  En Bretagne, des toponymies font foi de son existence : la forêt du Nevet et aussi Nevet Locronan est Lokronan-Koad-Nevet. Le gallois donne nyfed « sanctuaire », le breton neved « sanctuaire ,sacré ,tabou,saint », le cornique neves « bosquet sacré ». L'étymologie est sans doute à rechercher dans la racine nem « courbe », d'où « voûte du ciel » ; gallois nef « cieux », cornique nev «cieux», breton nenv »ciel «  et kanevedenn < kan-neved-enn « arc-en-ciel » ; irlandais moderne neamh « cieux ».Ce mot a été conservé dans toutes les langues néo­celtiques malgré la christianisation

.Soi un temple dans une clairière dans les bois, délimité par un croisement de trois voies.

 ref Les Celtes et la parole sacrée Yvan Guéhennoc Edition Label LN. 2006


Ar Warek est aussi  un nom breton du sanctuaire celtique .Les celtisants depuis deux cents  affirment  qu'il y a un seul nom le Nematon . Ils n'ont jamais étudié la toponymie de nos Monts d'Arrée.

 

Notre Dame des neiges est priée en cas de peste d'après un cantique. Il y a dans sa chapelle une croix des pestiférés;  un de ces rôles protecteurs d' Athena est celui ,contre la peste ou les autres épidémies, comme la variole . Les dévotions ,son culte, comme celui de" se protéger et de prévoir les combats à venir," .Elle protège des chutes et des noyades. Son ancien cantique,les récits de ses miracles de Notre Dame des Cieux sont étrangement , ceux des rôles protecteurs de la déesse grecque ATHENA .Notre Dame des Cieux a bien sur les rôles protecteurs de l'autre vierge  ARTEMIS  la soeur d' Apollon ,la Diane romaine

Chez les Celtes, la Souveraineté est un concept féminin. Ahes  la géante du Gouffre ,la déesse celtique des eaux ,  la gardienne du feu perpétuel ,la  passeuse des âmes "psychopompe" vers l'autre monde , l'allégorie de la guerre et de ses malheurs est l' Andarta (3), la Grande Ourse,la guerrière ,la parède d'Arthus,  la divinité souveraine celtique féminine. Elle est bien la grande Déesse Indo-Européenne souveraine celle de la naissance , de la guerre et de la mort du schéma trifonctionnel mis en évidence par Georges Dumézil. Elle est celle de la Victoire  ,de la cruauté guerrière (1) ,des passages ,des chemins, gardienne des portes ,des eaux,  de la pierre,des grottes et des hauteurs .

La représentation collective des croyances païennes de la mort  était maléfique, impure et opposée à la vie . Il était interdit à l’établissement des vivants dans les domaines de la mort en dehors des agglomérations et les lieues des cimetières (4). Le lien social  reposait  sur l’efficacité d’un meurtre collectif d'une victime innocente des rituels païens lors des violences guerrières (3) . A la christianisation, la victime devient sanctifiée,en supplantant comme au Huelgoat;la bouc émissaire ,la coupable devient  divinisée, une sainte ,en s'accaparant les attributs et les roles à qui elle avait été sacrifiée à la déesse guerrière mythologique .Ainsi naquit la légende de ,Sainte Victoire: la Vierge au glaive .

Sainte Victoria d' Aldhelm du jubé de Notre Dame de Brennilis

 

http://revel.unice.fr/loxias/index.html?id=8506

(4) Le royaume de Mide, la plaine du Lendit et la Lutèce celtique.  Les vacums sacrés chez les celtes par Gaëtan Desmarais.

L’aspect infernal d'ATHENA,

On peut encore citer l’histoire de Méduse, avec laquelle Athéna entretenait des relations assez ambiguës. Elle était une belle jeune fille qui s’unit avec Poséidon dans le temple d’Athéna. Pour l’en punir, la déesse la changea en une Gorgone, un créature repoussante qui avait des serpents pour cheveux. Plus tard, Athéna aida Persée à la décapiter et elle fixa sa tête sur son bouclier. Pourtant, elle inventa la flûte pour imiter les plaintes d’Euryale et Sthéno, les deux sœurs immortelles de Méduse, ainsi que les sifflements des serpents de leurs chevelures. Elle était qualifiée de gorgôpis, « celle au regard gorgós » ou « Celle de la Gorgone », car son regard s’identifiait à celui de la Gorgone Méduse. Il est donc possible d’identifier Athéna aux trois Gorgones. Plus exactement, elles représentent l’aspect infernal de la déesse, qu’elle acquiert après son union avec Poséidon, à la fois violeur et amant. L’antagonisme entre Athéna et Méduse reproduit l’opposition entre deux aspects contradictoires d’Athéna, la vierge guerrière (de deuxième fonction, en termes duméziliens) et la compagne de Poséidon, une déesse donneuse de fécondité liée aux Enfers (de troisième fonction).

http://www.indo-europeens.info/athena.html

(3)La déesse celtique de la Victoire patronne la cruauté guerrière .C'est aussi la paréde d' Arthus

Andarta, déesse connue chez les bretons , les Voconces, et dont le sens, contrairement à ce qui se passe pour la forme bretonne, est clair : c'est la « Grande Ourse ». Car les langues celtiques ont conservé, sous la forme *artos, le nom indo-européen de l'ours : vieil irlandais art, gallois arth, vieux-breton ard, arth, breton arz, termes qui signifient non seulement « ours », mais aussi « guerrier C'est un chapitre bien obscur des théologies celtique et surtout hellénique que j'ouvre ici. La déesse qu'on a vue sous des formes si calmes lorsqu'elle est Rhiannon, Épona ou Mâcha la fée, celle qui en Grèce est la gardienne des portes, des passages, et se tient toute droite, calme, lance et bouclier en main, est pourtant, comme le laissent percevoir certains documents, la patronne des rituels guerriers les plus cruels de leurs sociétés respectives. En 61 de notre ère, les Iceni, peuple de l'est de l'actuelle Angleterre, soumis aux Romains depuis 47, et victimes depuis cette date des exactions des publicains et des commerçants, se révoltent, sous la direction de leur reine Boudicca, entraînant un grand nombre d'autres Bretons : cela aboutit, selon Tacite, au massacre d'environ soixante-dix mille citoyens romains et alliés. Mais ils ne se contentent pas de tuer, ils accomplissent des rituels guerriers qui choquent par leur horreur. Ainsi, selon le même auteur : « Ils ne faisaient pas que prendre, vendre à l'encan ou user d'une quelconque loi de la guerre, mais ils se hâtaient d'employer le glaive, le gibet, le feu, la croix, comme s'il s'était agi de la vengeance anticipée du supplice qui devait leur être infligé. » Un autre historien, Dion Cassius, est plus précis, et donne en particulier une indication essentielle sur l'aspect religieux de l'affaire : « Voici ce qu'ils firent de plus horrible et de plus féroce : ils pendirent les femmes les plus distinguées, ils leur coupèrent les seins et les leur cousirent sur la bouche afin de les voir pour ainsi dire manger. Après quoi, ils leur enfoncèrent des pieux aigus à travers le corps de bas en haut. Et tous ces forfaits, c'est pendant leurs sacrifices et leurs festins qu'ils s'y livraient, dans leurs temples et notamment dans le bois sacré d'Andrasta (c'est ainsi qu'ils nomment la Victoire) pour qui ils avaient une dévotion particulière. » Et il prête au général Paulinus, qui va les vaincre, les paroles suivantes, adressées à ses soldats pour les exhorter : « Mieux vaut tomber en braves sur le champ de bataille que d'être pris pour être empalés, pour se voir arracher les entrailles, pour être transpercés par des pieux enflammés, pour périr ébouillantés, comme si nous étions tombés au milieu des bêtes sauvages, sans lois et sans dieux. » À en croire ces historiens latins, les mises à mort des Romains pris par les révoltés bretons comprennent donc une série extraordinaire de supplices : décapitation (car c'est sans doute l'un des usages du « glaive » évoqué par Tacite), pendaison, incinération, crucifixion, mutilation et empalement des femmes, empalement et transpercement par pieux enflammés des hommes, arrachement de leurs organes après ouverture du corps, noyade dans l'eau bouillante.(1) Or, l'aspect rituel de ces opérations est fortement indiqué par Dion Cassius, lorsqu'il les assimile à des sacrifices, et ce, dans des sanctuaires et dans le bois sacré de la déesse de la victoire. On ne saurait douter qu'il a raison : d'une part, plusieurs de ces supplices sont déjà évoqués chez les Celtes de Gaule par César - sacrifices humains, entre autres d'hommes mis dans de grands mannequins d'osier et brûlés  (1)

(1) Athèna et la Bodb  l

La procession du pardon des Cieux  jadis se terminait au Menez-bras, à la Croix neuve  kroiz-nevez qui est située en bordure de l'ancienne voie romaine ,au carrefour de plusieurs voies gallo-romaines dédiées à AHES , sur les hauteurs  de la ligne de crêtes du bassin de Carhaix et à la porte des Monts  d'Arrez. (il devait sûrement avoir à cet endroit , vu son nom ,une stèle armoricaine  à la place du calvaire qui ne date que du XVIII siècle )  .

Lors du pardon  de Notre Dame des Cieux en 1855, en tête de la procession,  des jeunes filles vêtues de blanc portaient le reliquaire contenant les reliques de sainte Victoire ,le reliquaire contenant les reliques de Saint Yves et la statue de la Vierge .En fait qui est Sainte Victoire??? Une vierge ,une sainte sauroctone qui dompta et chassa le Dragon qui vivait dans une grotte dans les bois du Huelgoat et dont  le souffle pestilentiel était en train de faire mourir les hommes et les animaux. Le bas-relief du martyr d''une vierge de la chapelle des Cieux que les érudits n' arrivaient pas à donner un nom à cette sainte aujourd'hui  je peux affirmer c'est bien Sainte Victoire.

L image de l'ange gardien était associée à sainte Victoire lors de la procession du pardon. de Notre Dame des Cieux  En fait qui est cet Ange gardien,? Ce doit être l' archange saint  Raphael l'ange gardien du Livre de Tobie  qui avait sa statue, aujourd'hui disparue dans l' église saint Yves au siècle dernier .Sa légende biblique s'articule aussi  sur un fond païen et elle a la même trame que les contes bretons qui se racontaient dans les foyers comme ceux sur le Kastell-Gwibel  où les amants de Dahut -Ahès qui ne survivaient pas une nuit avec elle. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Athena

Ahés avec ses rôles protecteurs telle est Notre Dame des Cieux ne peut être que la représentation de la Minerve gallo-romaine des Osismes déesse casquée  de  la cruauté guerrière qui a été trouvée en 1913 par un laboureur  de Kerguilly qui défrichait un versant  prés de la chapelle de Sainte Marie du Menez-Hom.

 Les trinités .Les triades ,

 

Selon la légende ou la tradition, la chapelle aurait été construite par le seigneur de  Lisambré » ou « Lisambré » c'est-à-dire Jean de Lannion (seigneur des Aubrays) à la suite d'un vœu, au soir d'une bataille : « Se trouvant vivement pressé dans un combat, par les ennemis, il se mit, lui et ses soldats sous la protection de la Sainte Vierge et lui promit à haute voix et en présence de toute la troupe d'ériger une chapelle en son honneur si dans le danger, où il se trouvait, elle daignait le secourir ». Sorti vainqueur du grand péril, le pieux chevalier s'empressa de réaliser son vœu et l'on vit s'ériger la chapelle que l'on peut voir aujourd'hui. Cette version est fausse en ce qui concerne le nom du chevalier car Jean de Lannion (seigneur des Aubrays) n'est né qu'à la fin du xvr siècle .Source:  Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994

Cette  bataille se situe pendant les Guerres franco-bretonnes qui mit fin à l' indépendance de la Bretagne peut être ,en 1487 durant  le siège devant Nantes, capitale de la Bretagne ducale où les habitants aidés de mercenaires étrangers reçoivent l'appui décisif de Cornouaillais et de Léonards qui débarquent et brisent l’encerclement. Ce qui expliquerait le financement de cette chapelle  non pas un petit noble rural sans le sous, mais par Anne de Bretagne , le seigneur du fief  du Huelgoat qui était aussi une sénéchaussée , une barre ducale  et une ville fortifiée depuis le règne de Jean II  (3 janvier 1239 – 18 novembre 1305, Lyon)  , elle a  bien fait des dons à coté d'ici pour la chapelle de Saint Herbot et sûrement elle a financé grace aux énormes revenus de ses mines d' argent du Huelgoat (35% des monnaies en argent en France étaient frappées en Bretagne au XVII siècle),  en remerciement de l'aide des bas-bretons au duché indépendant et qu'ici dans les monts d'Arez sont nés les légendes du Roi breton ARTHUR  les premiers rois bretons et les ducs  de la Bretagne indépendante .

Cette légende de la construction de la chapelle An Intron Varia An Neon est une version locale du mythe fondateur de l' église d' état catholique sur le paganisme par la conversion de l'empereur païen  Constantin au christianisme avant la victoire sur Maxence  en 312. Mais aussi cette légende a des relents de paganisme ,Notre Dame des Cieux a les mêmes roles protecteurs de la déesse Vierge ATHENA, celle qu'on implore pour se préserver d'une mort violente et avoir la Victoire dans le sang de ses ennemis.

Il fallait aussi occulté  la famille qui était à l' origine de la création de cette chapelle. mais aussi celle de Brennilis Non pas les de Quélen Vieux-Chastel, mais la lignée de son beau père les de Berrien vu qu'un de leurs descendants s'était converti au Protestantisme puis s'est réfugiée en Hollande, en 1615 puis en Nouvelle-Angleterre.  Comme descendent au Etats-Unis , John MacPherson Berrien (August 23, 1781–January 1, 1856) Attorney général  qui donna son nom à un Comté du Michigan et à une ville de Géorgie.                                                                           

http://www.dennisberrien.com/index.html

  Le blason de la famille De Berrien ( vitrail dans l'église de Brennilis.)

 La Dame blanche

La tradition veut qu'autrefois la Croix neuve était le terme d'un pardon dont la procession partait du bourg, aujourd'hui subsiste non loin de la croix un tronc à offrandes où les pèlerins déposaient leurs oboles.

Il était d'usage de faire une visite à la chapelle en revenant du pèlerinage à la Croix Neuve où les mères se rendaient avec leurs enfants, le premier dimanche de mai.

A propos de l'érection de cette croix voici le récit rapporté par le curé NAISSANT :« Un bon vieillard plus respectable encore par la foi antique que par son âge, se rendant du Huelgoat chez lui en passant sur l'emplacement actuel de la croix, y vit une belle dame qui lui donna une certaine somme d'argent pour ériger cette croix en pierre. Elle lui assura que cette somme suffirait à la dépense. Notre homme fut d'abord peu ému de cette rencontre, il ne songea à cette vision céleste qu'après que cette dame eut disparue à ses yeux, sans qu'il s'en aperçut. Persuadé que Notre-Dame des Cieux lui avait apparu, il s'adressa dès qu'il put à un tailleur de pierre pour lui faire sa commande. Mais ce qui l'étonna beaucoup et lui fit croire de plus en plus qu'il avait reçu la faveur d'une vision céleste, c'est que ce tailleur de pierre lui demanda pour prix de la confection et de l'érection de cette croix, la somme que cette belle dame lui «avait remise à cet effet, et qu'il pensait insuffisante »

Source:  Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994

Ce texte ferait remonter la croix au XIXe). Mais la croix  date du XVIII est située à un  carrefour. de voies gallo-romaines.

Dans ce récit rapporté en 1855 par un curé bien avant les apparitions de Lourdes en 1858 est en fait la trame de la légende encore vivante, dans une population locale qui croyait fermement de l' existence réelle ,de la Dame blanche nom donnée aussi aux Fées ou Belle Dame  par notre curé.

C'est trop clair dans ce récit ou ce conte ,notre curé croit aussi au mythe de la Dame blanche  de ses ouailles .mais non la païenne AHES , la déesse mère mais c'est celle d'une vision céleste la Vierge de la chapelle An Intron Varia AN NEON.

Les milliers de pèlerins venaient  vénérer dans son sanctuaire la Vierge du Huelgoat lors du pardon. Leurs dévotions  ressemblent plus au culte païen de la Déesse mère et ses attributs du coté obscure que celle du dogme de l' Immaculée Conception  .Elle protège d'une mort violente ,elle est  la Vierge qui donne la Victoire comme nous le dit bien la légende  de la création de la chapelle an Intron Varia AN NEON c'est un veux à la Vierge  pour avoir  la Victoire et la mort des ennemis lors d'une guerre. Elle est celle qui protège des chutes , des noyades ,des chemins et ses carrefours d'où arrivent les grandes pestes et les grands dangers et  bien sur des aléas la maternité .   

Les soit disant miracles dus à la dévotion d'an Intron Varia AN  NEON  dans le texte qui suit  m'interpelle ,ils sont de deux ordres la chute et la noyade dans les eaux tumultueuses comme ceux qu' on raconte dans les légendes des sacrifiés à AHES précipités  de son Kastell ar Gwibell sur les rochers du torrent du Gouffre du Diable .

Ce curé ne peut pas le dire dans ce texte ,il y a du  paganisme chez ses ouailles qui se recommandent à  la VIERGE de Notre DAME des CIEUX .Elle est la DAME BLANCHE du Gouffre, l' annonciatrice d'une mort violente ,celle qui donne la mort ou la vie,comme lors d'une chute et d'une noyade. Ils se sont recommandés pour eux-mêmes ou les siens en fait en suppliant la Vierge qu'elle ne les emporte pas dans son monde des ténèbres.

Il est logique  dès quand on n'a plus cru aux merveilleux ,aux FEES et à la Dame Blanche , la dévotion à la Vierge de la chapelle An Intron Varia AN NEON ,la Dame Blanche soit partie en quenouille .

C'est Théophile-Marie NAISSANT qui fut curé de Huelgoat à partir du 15 novembre 1855 qui nous relate les faits suivants dans une notice qu'il rédigea en 1857 : « La dévotion vraiment grande dans tout le pays pour Notre-Dame des Cieux, vient sans nul doute des bienfaits nombreux et signalés de sa toute puissance. Il serait trop long de raconter toutes les merveilles opérées par son entremise et dont on a conservé religieusement le souvenir. Je n'en apporterai que quatre, et si je leur ai donné la préférence, c'est moins à cause de ce qu'il y a de prodigieux que parce qu'elles m'ont paru mieux prouvées et qu'elles m'ont toutes été attestées par des témoins encore existants et très dignes de foi. - Il y a 10 ans qu'un marchand forain traversant dans sa charrette la rivière de Saint-Herbot, grossie par une pluie d'orage, fut entraîné par la violence du courant. Sa mère qui en même temps, accompagnée de plusieurs personnes, passait aussi la rivière sur un petit pont praticable seulement aux piétons aperçut le danger que courait son fils et le recommanda à Notre-Dame des Cieux. Aussitôt le cheval qui avait pied, put briser instantanément ses traits, vint passer auprès de son maître qui  s'élença de la charrette sur lui, et sortit avec son aide, sain et sauf de la rivière. Presqu’île même moment la charrette fut culbutée et roulée dans les eaux profondes. On ne la retrouva que quelques jours après. - Un charpentier travaillait à Brest au faîtage d'une maison de quatre étages, ayant senti son point d'appui lui manquer, il eut le temps avant sa chute de se recommander à Notre-Dame des Cieux. II tomba d'une si grande hauteur sans éprouver le moindre mal. En reconnaissance d'une protection si visible, il est venu à pied à Huelgoat et y a assisté à une procession, nu-pieds et en corps de chemise.. - Il y a maintenant quarante et quelques années qu'un nommé Hervé Lozac'h, âgé de quinze ans, enfant au meunier d'Huelgoat, tomba par mégarde dans la cage des roues. Etourdi de sa chute et de l'eau qui lui tombait sur la tête, il se laissa aller au courant qui l'entraîna jusqu'à la chaussée qui donne naissance au canal supérieur de la mine. Mais au lieu de suivre ce canal qui passe par dessous la montagne dite du Pouly, Hervé Lozac'h fut emporté par les eaux, qui étaient très fortes, par dessus la chaussée. Là le torrent fait une chute d'à peu près dix pieds, se précipite ensuite avec furie au travers de petites roches, puis disparaît tout à fait à une vingtaine de pas de là, et roule avec une violence et un fracas effroyables sous d'énormes rochers qui le cachent entièrement à la vue. Il fut heureusement lancé par une houle sur une roche qui se trouvait presque à fleur d'eau. A demi asphyxié et brisé, il ne put savoir combien de temps il resta sur cette roche avant de reprendre ses sens. Revenu à lui, il fut saisi d'effroi en se voyant sur une roche que l'eau couvrait de temps à autre, et au milieu d'un vaste bassin dont il ne pouvait connaître la Profondeur. Que faire dans cette position extrême où le pauvre jeune homme avait incessamment à craindre d'être enlevé par les eaux ? Crier était inutile, il comprenait bien que personne n'était à portée de l'entendre à la profondeur où il était, et que sa voix déjà affaiblie eût été certainement étouffée par les mugissements bien plus forts du torrent. Plongé, pour ainsi dire dans un abîme, il se vit privé de tout espoir de secours de la part des hommes. Dans cette triste extrémité, il invoqua avec foi Notre-Dame des Cieux. f Ayant comme par miracle recouvré tout à coup ses forces, il put gravir ces énormes rochers qui surplombent au dessus du torrent, et vint raconter à ses parents les dangers qu'il avait courus, et] l'assistance maternelle de la divine Vierge que les enfants n'invoquent jamais en vain. Ce fait considéré. comme miraculeux par les habitants de Huelgoat, m'a été rapporté par la demi-sœur de Lozac'h... - Voici le 4e fait, il me paraît plus prodigieux encore. Il a eu pour témoins plusieurs personnes qui encore pleins de vie, pourraient l'attester, comme me l'a fait le sieur Jean Louis LE GALL, maître' charpentier de la mine, trésorier de la fabrique et adjoint au maire du Huelgoat. Je le rapporte tel qu'il m'a été raconté par Françoise LE SOUFACHE aujourd'hui femme CITOL.. Un jour du mois de juin, Françoise LE SOUFACHE âgée de 4 ans et 5 mois suivait sa mère qui; habitant la Mine d'Huelgoat, allait laver sur le bord du canal supérieur. La sœur un peu plus âgée était avec f elle. La petite Françoise courait sans précaution pour suivre sa mère et sa sœur. Le pied étant venu à lui manquer et le chemin étant en pente, la pauvre enfant glissa dans le canal, qui à cet endroit était plus rapide! à cause de la déclivité du terrain. La mère l'ayant entendue ou vue tomber, voulut la saisir au passage eil put accrocher son tablier qui flottait. Mais bien que le tablier fût neuf, le morceau lui resta entre les mains! Et l'enfant fut emportée par le courant. Désolée, effrayée d'avoir manqué de sauver sa fille et la croyant perdue, cette pieuse mère n'eut que le temps de la recommander à Notre-Dame des Cieux, et tombal aussitôt en faiblesse. L'enfant fut promptement emportée par l'eau sur une roue qui avait 40 pieds de diamètre. Cependant aux cris d'angoisse de la pauvre mère, les charpentiers dont l'atelier était tout à failli contre la roue, se précipitèrent pour l'arrêter au passage. Us virent bientôt la petite fille dans un des augetsl comme dans un berceau, un bras en dehors ; mais la rapidité de la roue ne leur permit pas de la saisir et elle! Tomba dans la cage. 30 ou 40 ouvriers descendirent dans les galeries avec leurs lampes, et marchèrent de  front de manière à former un barrage de leurs jambes. Jean Louis LE GALL, maître charpentier, était en tête un peu en avant. D sentit bientôt l'enfant lui donner contre les jambes, la saisit promptement et la portai chez Madame DUCHENNE femme du sous directeur de la mine. La petite Françoise ne donnait aucun signe) de vie, elle était toute froide, l'asphyxie était complète; on la croyait morte. Elle avait été 3/4 d'heure dans l'eau. Madame DUCHENNE lui prodigua les soins les plus intelligents,! et, au bout d'une demi heure l'enfant revint peu à peu à elle et appela sa mère et son père. Qu'on s'imagine la joie de ses bons parents en s'entendant appeler par la fille dont ils pleuraient sa mort!... ,

Le 1er dimanche du mois d'août suivant ; Françoise LE SOUFACHE assistait à la procession du pardon des Cieux, portée sur les bras de son père, et ayant un cierge de trois francs à la main Le temps était mauvais pour la saison, et malgré les précautions des pèlerins leurs 'cierges s'éteignaient sans cesse. Celui de la petite Françoise, qui loin d'en prendre aucun souci, s'amusait en l'élevant et l'abaissant, restait seul allumé. On sortait des rangs pour allumer à son cierge les autres cierges qui s'éteignaient presqu'aussi tôt. Enfin on crut remarquer quelque chose de prodigieux dans le fait de ce cierge que ni le vent, ni la pluie, ni la maladresse des pèlerins, ni l'insouciance de l'enfant qui le portait, ne pouvaient éteindre»

.Source:  Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994

Le cantique de  Notre Dame des Cieux (traduction du breton en français.

Refrain.  Salut, ô bonne mère,notre-dame des Cieux ! Entends notre prière ;Exauce tout nos vœux. 

La dévote chapelle de la Reine des cieux. Est un témoin fidèle De la foi des aïeux. C'est le don à Marie D'un noble chevalier. Que son aide bénie Préserva du danger 

Dans la sainte chapelle Si chère A tous nos cœurs,Notre-Dame, autour d'elle. Prodigue ses faveurs. Des témoins vénérables Ont souvent proclamé Les faveurs innombrables. Effets de sa bonté. En mainte circonstance. La Mort allait frapper Vierge, par ta puissance Tu  sus la désarmée.

 La fête solennelle De la Reine des Cieux Conduit vers sa chapelle Des pèlerins nombreux Devant la sainte image Et l'autel vénéré Le peuple d'âge en âge Accourt se prosterner. De son trône, Marie Contemple ses enfants ;Elle écoute ravie Leur prière et leurs chants. Obtiens, O Notre-Dame,Qu'en nous, de jour en jour,Soit plus vive la flamme Du pur et saint amour. Vierge, daigne des mères  Ecouter les accents ;Accueille leurs prières Et bénis leurs enfants Que ta main maternelle

Bénisse nos conscrits Que le devoir appelle A servir le pays. 

 Mère, durant ma vie, Daigne guider mes pas ; Soutiens-moi, je t'en prie. Dans mes derniers combats. Fais qu'à l'heure dernière. Au comble de mes vœux. Je sois, par ta prière. Introduit dans tes cieux.

Source:  Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994.

Dans ce cantique à la VIERGE  du XIX siècle, il n'y a aucune référence à qu'elle soit la mère de Jésus- Christ  pas comme celui d'aujourd'hui  Toi qui est notre mère .De toi  nous vient la vie. Par toi notre prière .Appelle Jésus Christ.

Le clergé a bien compris et occulté les roles protecteurs de Notre Dame des Cieux , elle ne pouvait pas être l' immaculée conception mais une Déesse païenne jusqu'a consciemment fait disparaître ce pardon .

Le jour du pardon, le premier dimanche d' août lors de la messe ,la chapelle rassemble plus de cent-cinquante de fidèles.

Monsieur NAISSANT le curé nous donne une description du pardon en 1855 .

« Ce jour-là, les pèlerins arrivent en foule soit pour remercier Notre-Dame d'une grâce signalée, soit pour lui demander une grâce que l'on souhaite ardemment. La procession qui se fait après les vêpres est bien plus remarquée par la décence, par le pieux recueillement des assistants au nombre de plusieurs mille, que par la pompe qu'on y déploie. On part de la chapelle pour se rendre à l'église, en tête  de la procession, est portée par des jeunes gens en pantalons blancs et en habits noirs la grande bannière. Deux longues files de pèlerins suivent un cierge allumé à la main (en 1855 il y en avait 200) ». « ... Des hommes vêtus comme les porteurs de la bannière, portent un reliquaire renfermant les reliques de St- Yves . . Vient ensuite une autre bannière ayant d'un côté l'image de N.-D. des Cieux et de l'autre celle de l'ange gardien. Elle est suivie d'un second reliquaire contenant les reliques de Sainte Victoire, et de la statue de la Sainte Vierge; ces trois objets sont portés par des jeunes filles vêtues de blanc. La procession arrivée à l'église s'y arrête quelque temps.

Durant lequel intervalle on chante l'antienne, les versets cl l'oraison du St-Patron ; enfin on retourne à la chapelle où l'on finit la cérémonie par la bénédiction du St-Sacrement .

.Source:  Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994.

Victoire est  l' avatar  d'ATHENA. Nike en grec . En breton  trec'h signifie supérieur, & victorieux, par extension . prépondérant, supériorité, &. victoire. Trec'h signifie aussi  haut comme uhel , krec'h et nec'h

La légende dorée occultée de sainte Victoire du Huelgoat

La légende dorée de sainte Victoire dont son culte était autrefois célébrée au Huelgoat

Lors du pardon de Notre Dame des Cieux en 1855, en tête de la procession, des jeunes filles vêtues de blanc portaient le reliquaire contenant les reliques de sainte Victoire ,le reliquaire contenant les reliques de Saint Yves et la statue de la Vierge.

A la lecture de sa légende dorée de cette sainte Vittoria italienne, Comment ce fait il qu'elle avait ses reliques ,ici ,au Huelgoat ? Elle est une sainte sauroctone  comme saint Pol de Léon. le mythe païen  christianisé  du combat du femme et du Dragon a bien excité aux siècles passés au Huelgoat. Cette légende est aujourd'hui occulté.

http://it.wikipedia.org/wiki/Santa_Vittoria_(romana) sa vita en italien

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/23/23-decembre-sainte-victoire-de-rome-ou-de-tivoli-vierge-et-m.html

Cette légende a été composé vers 396 par  saint Victrice (Victricius),  le  premier évêque officiel  de  Rouen  de la religion d'état  ( deuxième grande ville de la  Gaule ) (330-409 .)Elle ne peut être que d' inspiration celtique, vu l'époque était en Gaule encore en totalité païenne .


Pourquoi le culte d'une sainte guerrière Sabine au pays des Osismes romanisés de la légende des hautes terres de la Ville d'IS.

Il faut rechercher  dans les mythes fondateurs de Rome: celui de l’enlèvement des Sabines et celui de Tarpeia  une héroïne de la guerre sabine, fille de Sempronius Tarpeius, que Romulus avait nommé gouverneur du Capitole. Elle aurait livré la citadelle de Rome aux Sabins, alors en guerre contre les Romains. Tarpéia s'éprit du roi des Sabins Titus Tatius. Elle décida alors de trahir ses compatriotes en livrant à celui-ci la citadelle du Capitole, en échange de son amour. Titus Tatius promit alors le mariage à la jeune fille, puis se parjura : après que les soldats sabins se furent introduits dans les lieux, Tatius la fit écraser sous les boucliers de ses hommes. telle AHES la pécheresse, celle qui livra les clés de son père de KER-IS au prince barbu!

.Tarpéia fut enterrée sur le lieu de sa mort et la colline est nommée Tarpéienne (mons Tarpeieus) jusqu'à ce que Tarquin l'Ancien consacrât le lieu à Jupiter. Le nom resta toutefois attaché à la roche Tarpéienne (saxum Tarpeium), qui servait à précipiter les criminels, et notamment les traîtres à la patrie. La forme du nom Tarpeia n'est pas latine mais sabine. La forme originelle *tarqueia et de sa base tarqu- auraient le sens de « vaincre ». Ainsi le mons Tarpeius, autre nom du Capitole, serait le « mont de la victoire » et Jupiter Tarpeius « Jupiter, dieu de la victoire ». Cette étymologie est en accord avec la forme primitive de la légende, celle d'une Tarpeia, vierge guerrière

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ys

Notre Kastell-Gwibel du Huelgoat a étrangement les mêmes mythes de ceux de la roche Tarpéienne romaine.

Il y a aucun doute en 396 Victrice (Victricius), évêque gaulois de Rouen s'est  inspiré  des mythes des Osismes pour la composition de sa légende de Sainte Victoire . Les légendes de la princesse pécheresse AHES et des reliques de sainte Victoire, au Huelgoat, prouvent bien cela .

La christianisation de l’espace  Gaëtan Desmarais

Le culte des martyrs s’est alors progressivement constitué. Il déboucha sur le renversement de la représentation collective de la mort qui avait jusque-là prévalu. Celle-ci n’était plus seulement maléfique, impure et opposée à la vie. Le mort saisissait le vif. L’euphorie cessait d’imprégner seulement la vie. Elle investissait la fusion du mort et du vif. La victime innocente et sanctifiée supplanta le héros mythologique, bouc émissaire coupable et divinisé. Le lien social ne reposait plus sur l’efficacité d’un meurtre collectif, mais sur une révélation qui réfute les prétentions de la violence sacrificielle. L’interdit relatif à l’établissement des vivants dans les domaines de la mort était levé.

http://revues.unilim.fr/nas/document.php?id=2170#http://revues.unilim.fr/nas/document.php?id=2170#ftn18

(Le christianisme devient la religion d'État de l'Empire romain et de ce fait abolition des cultes païens en 390) Le culte des saints martyrs devint le pilier de l' évangélisation  des gallo-romains païens.  La mort maléfique n' est plus tabou .  La victime innocente et sanctifiée supplanta la déesse mythologique, bouc émissaire coupable et divinisé.

Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident Par Jacques Baudoin

  La légende doréee italienne de Sainte  Victoire.

Il était sur le territoire de Trebula (en Italie) un énorme dragon dont  le souffle pestilentiel  était en train de faire mourir les hommes et les animaux. Domitien, seigneur de Trebula, se rendit dans l'endroit où était exilé Victoire, et la pria pour sauver sa ville du dragon. .

Victoire:lui dit "Si tu abandonnes les idoles pour adorer le Christ, je vais vous montrer comment ce dragon fuira loin de vous et il ne vous opprimer plus.

Dites-moi quand vous ferez disparaître ce dragon,  je deviendrais moi-même chrétien avec tous ceux de mes habitants.

Ensuite, Victoire lui dit: «Dès ce surlendemain quand  viendra à chanter le coq et au nom de Jésus-Christ, je le ferais fuir  loin de votre territoire. La Sainte comme elle l'avait promis deux jours après, il se rendit dans la ville de Trebula. Domitien accepta que tous les citoyens aillent à la grotte du dragon. Victoire pleura: «Au nom du Seigneur Jésus-Christ quitte cet endroit, mauvais dragon; je donne crédit à Dieu vivant et vrai, ne soit pas là où les gens et animaux vivent,laisse la place aux hommes, où l'agriculteur puisse labourer. Par ailleurs,je fais écho à la voix à tout homme. " .Puis, le dragon sortit de sa tanière, courant rapidement, presque comme s'il avait été battu et fouetté. , il n'y eu plus trace de lui. car elle avait chassé le dragon, Victoire pénétra dans la grotte du dragon et de convoqua le peuple elle dit: « Écoutez-moi tous: Dans ce lieu vous construirez un oratoire que et vous ferez de vos filles  des vierges. Dans un court laps de temps plus de 60 filles sont devenues ses disciples par son Saint-enseignement de ses hymnes, ses psaumes et ses cantiques.

Après trois années, cependant, Un décret  en 253 du Pontife du Capitole nommé Giuliano fut  envoyé à Trebula  par un commissaire nommé Taliarco.  Ce dernier se rendit chez Victoire avec une statuette et la força à adorer la déesse Diane. Sur son refus, il la tua d’un coup d’épée. (La date la persécution  des chrétiens  de l'empereur Dèce est en fait en 250)

 La sainte  fut mise dans un sarcophage et elle fut placée dans la grotte où elle avait chassé le dragon.  Elle  fut martyrisée le 18 décembre (1) et elle est fêtée ,7 jours plus tard le 23 Décembre

Victoria de la légende affirme qu'elle a été poignardée dans le cœur . Dans sa légende il est  indiqué que son meurtrier a été immédiatement frappé par la lèpre, et est mort six jours plus tard.

Ses attributs sont une épée dans le coeur, un dragon et un taureau (2) .Elle appelle à la pluie.(3)

 (1) Le 18 décembre était la fête d' Epona (( l' Athena celtique au cheval )

(2) Le taureau dans la religion chrétienne est l' attribut  du prêtre sacrificateur du temple.

(3)Un autre attribut  prouvant qu' elle est une prêtresse tel le prêtre prophète ELIE.

http://www.cassicia.com/FR/Vie-de-sainte-Victoire-vierge-et-martyre-a-Rome-Fete-le-23-decembre-No_1130.htm


Elle  ressemble  à si méprendre à la légende fondatrice du diocese du Léon au détriment  de la civitas des Osismes ,celle du combat du dragon et de saint Pol de Léon.

Le bourg du Huelgoat ,dont  l' ancienneté gauloise n'est  pas à redire, chose rare, a deux sanctuaires chrétiens. Serait il le premier évêché de la civitas des osismes et son évêque une femme comme pour  Paris et sa sainte  Genevieve ?

Une femme ouvrant la gueule d'un Démon

Une sculpture du chancel  de la chapelle de Saint Herbot :Une femme ouvrant la gueule d'un Démon.

Le Ménage de la Vierge , sa fontaine miraculeuse et la tombe de la Vierge.

Huelgoat  Les 500 ans de la chapelle Notre Dame des Cieux  Michel Penven 1994.